Pa Ming Chiu

Partager

Biographie

Entre vous ?

-* En trois mots, tu te présentes ?

Hédoniste, paradoxal et compliqué.

-* Pa Ming Chiu, c’est ton vrai nom ou un nom d’emprunt ou bien ton vrai nom d’emprunt ?

C’est mon vrai prénom, mon vrai nom et je n’ai rien emprunté ! Mon prénom veut dire "Premier cri de l’oiseau" en Chinois. C’est pas aussi classe que "Danse avec les Loups" mais ça fait un peu nom indien quand même.

-* Raconte-nous la genèse de ton chef d’œuvre ?

Un jour, je ferai une comédie musicale dans un univers de science-fiction qui rendra hommage aux grands classiques des 2 genres.
Mais en attendant, je ne peux parler que de Alice et Valentine ! :
Avec Mady, on se connait depuis très très longtemps en fait. On était ados et on dessinait des fanzines BD. Elle a réussi à faire du dessin son métier. Moi je me suis plus orienté vers l’écriture. Et comme nous sommes restés bon amis et que nous avions des compétences complémentaires, la question s’est posé à un moment de faire à nouveau quelque chose ensemble. Pour Alice et Valentine j’avais en tête quelque chose de plus adulte dans le ton à l’origine, quelque chose qui tenait plus du roman graphique, avec une forte influence d’auteurs indé comme Daniel Clowes et Adrian Tomine. Mais l’opportunité s’est présentée de faire ça avec une orientation jeunesse. Et, en fin de compte, vu le sujet, ça se tenait totalement et ça collait mieux avec le dessin de Mady !

-* Pourquoi ce thème te tient à cœur ?

Mon année de troisième a été très marquante. Y’a des choses qui sont du vécu dans Alice et Valentine, même si il y a le filtre de la fiction et des personnages. L’adolescence et la fin du collège est une période charnière particulière à bien des égards. On est encore tiraillé entre l’enfance et l’âge adulte, et c’est assez violemment que se fait la découvertes de nouveaux sentiments. On a l’impression que tout a du sens ou que rien n’en a, mais tout prend des proportions incroyables. Heureusement, on arrive à modérer tout ça en grandissant ensuite, mais en perdant de sa naïveté, on perd aussi de cette exaltation. C’est pour ça que c’est une période qui prête à nostalgie. C’est la période de tous les possibles et de toutes les émotions. Et il est important d’en profiter à fond. D’où le message de Valentine à Alice.

-* Comment as-tu trouvé le titre de ton bouquin ?

J’avais des titres trop compliqués et obscurs à l’origine ! Puis l’idée des prénoms des héroïnes s’est imposée assez rapidement. Ca me semblait simple, représentatif et j’aime bien les titres à nom comme "Roméo et Juliette", "Tristan et Iseult", "Sailor et Lula", "Thelma et Louise", "Boule et Bill"...
Quand au sous-titre, ça a été compliqué et ça a fait l’objets de nombreuses discussions ! On avait une tonne d’autres idées avec Mady, mais on est arrivés à un compromis satisfaisant pour toutes les parties.

-* Comment en fais-tu la promotion ?

J’en parle sur les réseaux sociaux et je soudoie famille et amis pour qu’ils fassent du prosélytisme à leur tour !
J’ai aussi une pote qui m’a proposé de faire une intervention dans sa classe de collège pour en parler. Je suis terrifié par avance !

-* Si tu devais passer dans une émission TV pour promouvoir ton livre, tu irais où ?

Je regarde pas trop la TV donc j’y connais pas grand chose en émission où on peut promouvoir des trucs. Mais sinon, de temps en temps et quand je tombe dessus, j’aime bien les émissions de voyage. Alors j’irai bien me balader avec Antoine de Maximy. On pourrait appeler ça "J’irai dormir chez vous pour vous faire lire Alice et Valentine".

-* Depuis quand sais-tu que tu as envie de dessiner ?

Mon père est artiste peintre et j’aimais l’accompagner au boulot quand il peignait et vendait sur la Place du Tertre à Montmartre. Je crois que ça m’a donné le goût à la "vie d’artiste bohème". Et du coup, la pomme ne tombant jamais loin de l’arbre, j’ai toujours dessiné depuis tout petit. Je faisais des BD de X-Or, de Batman et de Goldorak ou des livres illustrés sur les dinosaures que je faisais ensuite relier par ma mère. Et comme tout le monde me flattait en me disant que je dessinais bien, ça m’a motivé à continuer j’imagine.
Mais une fois adulte, il a bien fallu que je me rende compte que j’avais 2 mains gauches. Ou que j’étais trop paresseux et trop complexé en la matière pour vraiment progresser. Maintenant, je ne dessine plus que pour le plaisir et très ponctuellement.
M’étant retrouvé journaliste un peu par hasard et aimant aussi raconter des histoires, je me sens à présent plus à l’aise avec l’écriture et la scénarisation. Et puis c’est toujours absolument fascinant de voir quelque chose qu’on a écrit réinterprété en images par quelqu’un d’autre !

-* Depuis quand sais-tu que cela ne rapporte pas d’argent ?

Depuis que mes parents m’ont offert un jeu de carte pour mon anniversaire alors que je voulais un labrador !

-* Niveau séduction, ça marche mieux depuis que tu écris des BD ?

Je suis sûr qu’en matière de drague, ça ne vend pas autant de rêve que "pompier", "espion", "astronaute" ou "acteur" !

-* ’Y a 10 ans, tu savais que tu deviendrais l’auteur de Alice et Valentine ?

Non, je sais déjà pas ce que je mange ce soir, alors je crois que je ne suis pas trop du genre à me projeter !

-* Et du coup dans 10 ans, tu penses que tu sauras l’auteur de quelle œuvre ?

Je travaille actuellement sur 4 autres projets dont un qui est déjà signé chez un éditeur et en cours de réalisation. Si on me parle de ces 4 là, ou qu’on me parle encore d’Alice et Valentine dans 10 ans, je serai déjà très content !
A part ça, j’écrirai bien aussi un western un jour.

-* C’est quoi le truc le plus dingue qu’il t’est arrivé aujourd’hui ?

J’ai l’impression qu’il m’arrive des trucs dingues tout le temps en fait. Mais à mon avis, c’est aussi la façon de voir les choses qui peut les rendre dingue. Le plus dingue de la journée, ça doit être de répondre à cette interview.

-* Ton hobby préféré ?

Le cinéma. C’est ma seconde maison. Quand je suis dans une salle noire, bien installé, en bonne compagnie et que le film me plait, la vie est parfaite.

-* Ton Hobbit préféré ?

Sam. C’est l’ami idéal qui comprend tout, pardonne tout et ne te laisse jamais tomber.

-* Un héros / Une héroïne (réel ou fictionnel) ?

Quand j’étais gamin, je voulais être Marty Mc Fly de Retour vers le Futur ! Ou n’importe quel pilote de robot géant dans les dessins-animés japonais.

-* La personne / la chose / le lieu qui t’inspire le plus pour écrire ?

La nuit est clairement le moment où je suis le plus productif et je ne peux écrire que chez moi.

-* Et si tout s’arrêtait (que plus aucune maison d’édition ne voulait te publier) ?

J’aurai adoré être pianiste ou guitariste mais toujours le syndrome des 2 mains gauches. Sinon, élever des moutons en Ecosse ?

Bibliographie

Pour recevoir les nouveautés, des cadeaux... S’inscrire à la newsletter